Alternative à Google Analytics : ce qu'on gagne, ce qu'on perd

GA4 est gratuit, puissant et installé partout. Le quitter n'a de sens que pour des raisons précises. Voici lesquelles — et les cas où il vaut mieux rester.

Mis à jour le 2 septembre 2026

Commençons par ce que GA4 fait mieux

  • Le volume est illimité et gratuit. Aucun outil payant ne rivalise sur ce terrain, et prétendre le contraire serait ridicule.
  • L'intégration avec Google Ads est native. Si votre acquisition passe majoritairement par Ads, l'attribution y est plus fine que partout ailleurs.
  • L'écosystème. Tout le monde sait s'en servir, tout connecteur l'a en standard, et tout prestataire vous rendra un rapport GA4 sans poser de question.
Le cas où il faut rester sur GA4

Votre acquisition est massivement payante chez Google, votre bandeau est accepté par la grande majorité de vos visiteurs, et quatorze mois d'historique vous suffisent. Dans ce cas, changer vous coûtera plus que cela ne vous rapportera. Nous préférons le dire ici que vous le laisser découvrir après trois mois d'abonnement.

Les trois limites qui poussent à partir

1. Le bandeau, et ce qu'il vous cache

GA4 exige un consentement. Chaque visiteur qui refuse n'est pas mesuré du tout : ni sa page d'entrée, ni son parcours, ni sa conversion. Vous décidez donc sur la fraction qui a accepté, en la prenant pour la totalité — alors qu'elle n'est pas représentative, puisqu'elle penche vers les visiteurs les moins pressés et les moins méfiants.

Le mode consentement de Google modélise une partie du manque. Modéliser n'est pas mesurer, et un chiffre modélisé ne se compare pas d'un mois sur l'autre avec la même confiance qu'un chiffre observé.

2. Quatorze mois de mémoire, deux par défaut

Les données au niveau visiteur ne se conservent pas au-delà de quatorze mois sur une propriété standard, et le réglage par défaut est à deux mois — un défaut que beaucoup de sites découvrent le jour où ils veulent comparer une saison à la précédente, et où il est déjà trop tard.

3. Ce que GA4 ne mesure pas du tout

Ni cartes de chaleur, ni analyse de formulaire champ par champ, ni erreurs JavaScript, ni disponibilité, ni robots des moteurs de réponse, ni journaux serveur. Ce n'est pas un reproche : GA4 fait autre chose. Mais si vous ajoutez trois outils pour les obtenir, le total cesse d'être gratuit.

Le tableau, point par point

Google Analytics 4Puppis
PrixGratuit14 € à 49 € par mois
VolumeIllimité200 000 unités / mois à 800 000 unités / mois
Bandeau de consentementRequisNon requis par défaut
Visiteurs qui refusentNon mesurésMesurés comme les autres
Historique au niveau visiteur14 mois, 2 par défaut25 mois
Lieu de traitementHors Union européenneFrance
Accord de sous-traitanceConditions générales GooglePublié, article par article
Cartes de chaleur, formulairesNonIncluses
Erreurs JavaScript, vitesseNonIncluses
Robots des moteurs de réponseNonAuthentifiés par DNS
Journaux serveur, 404, bande passanteNonAgent fourni
Échantillonnage des rapportsAu-delà d'un seuilJamais
Intégration Google AdsNativeIdentifiants de clic seulement

Le coût réel, une fois les trois outils comptés

La comparaison honnête ne se fait pas « gratuit contre payant », mais à périmètre égal. Pour obtenir avec GA4 ce que Puppis fournit dans une seule console, il faut lui adjoindre au minimum un outil de cartes de chaleur et un outil de supervision — et accepter trois scripts chez le visiteur, trois consoles, et trois contrats de sous-traitance à réclamer.

OffrePrixSitesPar site et par moisPages vues incluses
Studio14 € HT3 sites4,67~160 000
Business49 € HT10 sites4,90~640 000

Le volume est exprimé en unités facturées sur la grille : page vue, conversion et événement d'intention. Les paliers de lecture, la vitesse, les frictions, les erreurs et les cartes de chaleur sont mesurés sans être comptés — environ 1,25 unité par page vue, rapport mesuré sur des données réelles.

Migrer sans perdre son historique

Il n'y a pas de reprise magique : les modèles de données diffèrent trop pour qu'un import soit honnête. La méthode qui marche est de faire tourner les deux en parallèle pendant un cycle complet — un mois, ou une saison si votre activité est saisonnière. Vous comparez alors les chiffres sur la même période, vous comprenez les écarts (ils viennent presque toujours du bandeau), et vous coupez GA4 en connaissance de cause.

Poser les deux scripts en même temps ne pose aucun problème technique. Et la question du consentement ne change pas pendant cette phase : tant que GA4 est présent, votre bandeau reste requis pour lui.

Avant de décider, la question préalable est celle du bandeau : les six conditions de la dispense expliquent ce qui la rend possible, et pour quels outils.